J'ai retrouvé sur myspace, un billet de mes humeurs qui date de 2005. Et malheureusement, je peux facilement le replacer ici, maintenant, quand à mes humeurs du moment par rapport à ce boulot que j'aimais tant; et dont la disparition totale me déprime tant aujour'hui. Non je ne fais pas une "dépression", je n'arrive pas à "digérer" tout çà. c'est tout.
voici ce que j'écrivais déja il y a 3 ans:
Il est des jours comme çà où ce en quoi vous croyiez encore un peu, s'effondre et se transforme en dure réalité bien cachée pendant tout ce temps par des mensonges bien organisés.
Treize ans que je travaille pour le même employeur. Pas beaucoup, direz-vous, oui mais ce sont treize années de ma vie pendant lesquelles j'ai donné à ce boulot. Donné du temps, d'abord. Donné ma force, ma vitalité, ma joie de vivre, mon goùt du travail bien fait, au prix de quelques sacrifices...
Treize années, où je me suis sentie utile, où je sais que j'ai rendu service, où je sais que des gens (les clients, notemment) ont pu compter sur mes comptétences pour être satisfait. - je le sais heureusement que j'ai été utile - mais c'est quand même une cassure.
Treize années, où je suis passée par bon nombre de services différents, où je me suis adaptée, où j'ai collaboré, où j'ai partagé mes comptétences, sans réticences, toujours dans le souci que l'entreprise continue de fonctionner...
Treize années qui se terminent ici, par cette dure réalité qu'ils appellent restructuration. Ils ont été incapable de prendre les bonnes décisions au bon moment et qui paie les pots cassés ?? : mais toujours le dernier maillon de la chaîne : le travailleur du terrain. Les jeunes (et moins jeunes) cadres dynamiques, comme on les appelle; n'ont pas été capable de venir voir sur le terrain quand il le fallait et on prit leurs décisions en dépit du bon sens, et afin de rattraper leurs "bourdes" ils saquent le petit personnel!!!
On a entendu parler de l'affaire Sabena, Renault vilvoorde, Marichal Quetin rouspète ses 40 heures; Il y a longtemps que d'autres - comme Uniroyal Englebert - ont été oublié et disparaissent complètement des mémoires avec le temps. Et je ne cite que le peu que je connaisse ou qui me revient là à l'esprit.
Je ne fais pas partie de ceux là, je faisais partie de cette génération de jeunes travailleurs dont on disait que s'il rentrait dans cette entreprise ils étaient tranquilles jusqu'à leur pension!! On a beaucoup parlé de leurs grèves, de leurs agressions, de leurs jours de vacances non récupérés par manque de personnel, et j'en oublie...
La seule chose dont on parle moins, voire pas du tout, parce que cet employeur a bien le tour pour tourner la situation à son avantage et n'est jamais responsable; la seule chose dont on ne parle pas c'est cette liquidation massive du personnel : pas de licenciement, mais les départs naturels ne sont pas remplacés, les malades et mm les accidentés du travail sont poussés vers des voies de garage. tous les contractuels ne sont pas renouvelés! et ceux qui restent, s'ils veulent rester, doivent donner toujours plus, toujours plus se dépasser : mobilité, flexibilité, résistance au stress...et je pourrais encore continuer...
Le résultat est le même que s'ils avaient été licencié! leur moral a chuté, leur force s'en est allé, leur joie de vivre et de travailler aussi...
Il était une fois une entreprise de service publique. Il était une fois une entreprise qui avait tout les pouvoirs en main pour prospérer. Il était une fois une entreprise que tous connaissaient et dont les clients attendaient la visite de ces travailleurs, tout les jours, par tous les temps, pour les mauvaises mais aussi les bonnes nouvelles,...
Il était une fois une entreprise où j'adorais travailler...
Il était une fois.....La Poste